L’école et le développement de son QE (quotient émotionnel)

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Si le QI est fixe, le QE est évolutif. Et oui, nous pouvons faire évoluer notre capacité à gérer nos émotions. Le cerveau se muscle. Alors êtes-vous prêt à apprendre ? Mais apprendre pour faire quoi ?

Premièrement, c’est un apprentissage qui se fait facilement et en douceur. Les bénéfices sont multiples :
1. le bien-être (les émotions agréables ou désagréables ont une influence sur notre moral),
2. la santé physique (le stress, consécutif à la colère, à la tristesse ou à la peur, a des effets négatifs sur notre santé physique),
3. la performance au travail ou à l’école (certaines émotions boostent les performances, d’autres les diminuent),
4. les relations avec les autres (certaines émotions rapprochent, d’autres éloignent).
Or, selon une étude menée par Moïra Mikolajczak et une mutualité belge, acquérir de bonnes compétences émotionnelles a des effets positifs sur ces 4 plans qui constituent notre vie :
• Un diminution très importante du stress de l’ordre de -20% à -40% a été constatée chez des individus qui avaient suivi une formation de 18h sur les compétences émotionnelles.
• Meilleures sont les compétences émotionnelles, moins de médicaments sont consommés, moins sont fréquentes les visites chez le médecin. Chaque pourcentage de compétence émotionnelle en plus réduit de 1% les dépenses en soin de santé.
• A compétences techniques et intellectuelles égales, les personnes qui ont de meilleurs compétences émotionnelles performent mieux.
• Meilleures sont les compétences émotionnelles, plus satisfaisantes et durables sont les relations avec les autres (meilleure qualité de la relation et diminution des conflits).
• Par ailleurs, l’inclusion d’un module de formation aux compétences émotionnelles à l’école aurait un effet bénéfique sur la société (diminution de 10% des dépenses en soin de santé et baisse du niveau de violence.
Quelques exemples pour comprendre :
Un adolescent prépare son baccalauréat. Il est plutôt bon élève mais plus à l’écrit qu’à l’oral. Depuis l’enfance, il n’aime pas se montrer ce qui a dicté un certain nombre de ces choix de loisirs, pas de concerts ou de compétitions qui obligent à se montrer devant les autres. Avec une séance pour apprendre à gérer ses émotions et se programmer pour réussir, l’oral se fait plus facilement et crée même de beaux résultats en termes de notations. Ce qui est acquis à ce moment-là va pouvoir ensuite se développer par l’entrainement et continuer à progresser poru son avenir professionnel.

Développer votre quotient émotionnel

Le patrimoine émotionnel ou neuronal est transmis de génération en génération. Depuis l’ère animal, nous avons stockés dans notre disc dur (cerveau) des informations liées à des situations vécues. Cela induit des réactions dans de nouvelles situations vécues qui réactivent des situations passées. Comme la madeleine de Proust, qui nous rappelle notre grand-mère, l’odeur de sa cuisine… mais cela marche aussi pour une odeur qui nous évoque une personne qui nous a agressé. Cela n’est pas toujours conscient mais c’est ce qui fait que l’on va aimer une personne, une situation ou au contraire elle va nous dégouté, nous faire fuir.

Nos émotions induisent nos mots mais aussi nos maux. J’ai été formé par un kinésithérapeute, un ostéopathe, un naturopathe…. Pour comprendre les médecins, praticiens et thérapeutes leur technique et leurs techniques de soin.

Si nos émotions induisent nos maux, la gestion de nos émotions peut permettre d’éviter ou de réagir plus tôt lors de la réception du message du corps. Ainsi apprendre à gérer ses émotions, c’est apprendre à devenir plus performant mais aussi se soigner avant d’être malade.

Cet ostéopathe parlait de maux du corps conséquence de situation vécues. Alors si cela peut nous rendre moins performant et malade, cela peut donc aussi nous soigner, nous permettre de nous améliorer, d’être plus performant et de réussir.

A ce stade, vous vous dites que c’est un peu fou. Tout le monde le serait, le ferait. Il y a 20 ans l’ostéopathie n’était pas connu. On ne savait pas si l’ostéopathe allait nous casser ou nous réparer. Aujourd’hui, on va voir l’ostéopathe avant d’aller voir son médecin généraliste car on a compris et expérimenté  l’efficacité et la rapidité de cette médecine non considéré comme tel mais reconnu comme thérapeutique.

Alors si la gestion de vos émotions, vous permettaient d’être plus efficace, plus rapide, plus serein. Si en musclant votre cerveau, vous deveniez plus libre, plus autonome pour réfléchir et agir. Nombreux sont les médecins qui savent les incidences des émotions sur leur patient mais cela n’est pas de la responsabilité de leur métier d’apprendre cela.

Un talent, c’est pour moi quelqu’un qui transforme ce qu’il a appris (métier, technique….) Que l’on soit boucher, informaticien, directeur administratif et financier…en tant qu’être humain on vit chaque jour pleins d’émotions. Certaines créent de belles inventions et ouvrent des possibilités infinies, d’autres ferment des portes et nous enferment un peu plus dans notre propre prison.

Alors êtes-vous prêt à vous libérer d’une situation qui vous ne convient pas, à être libre de faire ce que vous souhaitez.

Un exemple de réussite : Mlle A. vient en séance avec moi car elle a son permis mais elle est très stressée et ne s’autorise pas à conduire sans un membre de sa famille dans la voiture. Elle n’est pas libre donc d’aller ou elle veut et dépendante des contraintes et disponibilité des membres de sa famille. Une séance a permis de travailler sur le stress d’un accident passé et d’être libre de conduire seule, en ayant du plaisir et d’aller ou elle voulait.

Les conséquences dans son quotidien ont été multiples. Les plus surprenantes sont celles des choix qu’elle a fait ensuite pour ses études et ses loisirs qui n’étaient pas conditionnés à la distance à parcourir avec un membre de sa famille. Elle a ouvert de nombreuses possibilités pour elle.

 

 

Cela ne remplace pas la médecine qui soigne la maladie. Cela ne remplace pas les thérapeuthes qui procurent des soins en médecine diverses. Apprendre à gérer ses émotions, c’est faire de la prévention avec soi-même.

Etre performant, c’est gérer ses émotions pour être prêt à vivre certaines situations et les réussir.

Nous disons tous : « J’ai  réussi », quand on a réalisé quelque chose qui était important pour nous. J’ai réussi à prendre la parole en public, écrire…alors qu’il y a quelques années mon stress, mon manque de confiance en moi, la peur du regard des autres, l’estime de moi ne me permettait pas d’être libre de faire un certains nombres de choses. J’ai aussi accepté  que c’était un entrainement et que je m’améliorais sur les sujets décidées par moi un peu chaque jour. Je n’attends plus la douleur du corps, j’écoute mes émotions qui m’indiquent le chemin de la douceur. Pas besoin de maux, j’ai choisi d’utiliser les mots pour expliquer ce que j’ai compris le pouvoir des mots pour construire un chemin agréable, doux, efficace, serein .

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êtes-vous prêt à aller de l’avant plus vite?

Un exemple de réussite: En avant Guingamp, équipe féminine D1.

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Je rencontre Sarah M’Barek, l’entraineur de l’équipe féminine. On convient de travailler ensemble et elle me fait part d’une difficulté à faire appliquer une stratégie qui normalement est connue et facile. Il s’agit de passer le ballon à sa co-équipière qui fait face au but quand la joueuse est dos au but. Ce problème, elle ne l’a jamais eu auparavant dans aucunes équipes et malgré les entrainements, elle n’arrive pas à la faire appliquer. Je comprends son problème et sa cause : l’équipe s’appelle « En avant Guingamp » et pas en arrière Guingamp. Les joueuses sont donc programmées pour jouer en avant (inconsciemment) et elles ont tendance à se retourner sur le pivot au lieu de passer le ballon ce qu’elles faisaient dans d’autres équipes.

Alors,  je propose un entrainement spécifique sur le terrain de 15 minutes : quelques exercices sans ballon pour conscientiser  l’intérêt de jouer en arrière pour gagner en vitesse. Je leur explique que quand on tire sur un élastique, il revient plus vite en avant. Je pose un élastique au poignet de chaque fille pour faire travailler leur mental de façon inconsciente.

Les filles m’interrogent, c’est pour faire quoi ? Quand va-t-on l’enlever notre élastique ?

Ma réponse : quand vous saurez appliquer la stratégie de l’élastique, Sarah, votre coach, vous l’enlèvera. Elles sont sceptiques, elles ont le droit c’est quand même un peu bizarre et nouveau.

Est que ça a fonctionné ? Je vous donnerai pour seule réponse, le cri de Sarah 10 jours plus tard dans les vestiaires à la fin du match gagné, Karine, plus besoin d’élastique, elles l’appliquent la stratégie.

Parfois, malgré le très bon travail du coach, du préparateur physique, notre corps ne veut pas faire quelque chose car c’est notre tête qui bloque pour une raison inconnue. Sans l’excellent travail du staff, je n’aurai pas eu le même résultat car elles s’entrainaient dur physiquement pour être au top mais le travail du mental permet d’accélérer le travail fait physiquement. Cela ne le remplace pas, cela vient le compléter. On ouvre une nouvelle porte, un nouveau chemin du possible. Ensuite, c’est vous qui faites le travail.

On retrouve la même chose en entreprise un  PDG, Directeur, DAF, DRH, collaborateurs….mais il existe des résistances, des peurs. Il faut comprendre le système de la personne et le système des personnes et proposer la bonne stratégie pour faire gagner en vitesse.  Alors, êtes-vous prêt à aller de l’avant plus vite ?